Notice: Undefined index: page in /home/limparfait/www/page.php on line 35

Notice: Undefined index: page in /home/limparfait/www/page.php on line 36
Gilets / Sous-vestes
09/11/2017 - Saleté de moyenne !

La rubrique détox, qu'on aurait pu aussi appeler "auto-défense intellectuelle" a ...
22/10/2017 - L'urgence ensablée

...
20/10/2017 - La terre

Et si on se mettait à aimer notre terre ...
18/10/2017 - DUMB CITY

Biscarrosse, juin ...
17/10/2017 - 2% poil aux dents

L’idée de cet article m’est venu ...
Ou connectez-vous : Mot de passe oublié ?

Filtrer les actus : Imprimez ces articles
09/11/2017
Saleté de moyenne !
- Mot clefs : Défense intellectuelle 

La rubrique détox, qu'on aurait pu aussi appeler "auto-défense intellectuelle" a pour objectif de nous entrainer a déjouer les techniques de manipulation venant de l’extérieur (médias, politiques, entreprises, administrations, patrons, collègues, voisin de comptoir, ou autre personnes malveillante…).
Dette fois-ci, nous allons parler de la moyenne. Ce calcul statistique est connu de tout le monde et est utilisé tout partout. Il est pourtant dans un grand nombre de cas inutile voire trompeur si on veut se donner une idée correcte d’une situation.
Prenons un exemple, les salaires dans une petite entreprise:

Cadre

5200€

Cadre

3500€

Chef d’équipe

1500€

Ouvrier

1100€

Ouvrier

1090€

Ouvrier

1080€

Ouvrier

1050€

Ouvrier

1050€

Ouvrier

1030€

Ouvrier

1030€

http://www.clipartsfree.de/images/joomgallery/details/free_logo_elemente_und_logo_templates_100/kickboxing_silhouette_clipart_20141012_2003593520.png

Le salaire moyen dans cette entreprise est de 1763€. On voit rapidement que ce salaire moyen ne reflète en rien la situation de l’entreprise. Seuls 2 salariés (soit 20% de l’effectif) dépassent le salaire moyen.

Le problème de la moyenne est qu’elle est  fortement influencée par les valeurs extrêmes.

Pourtant, les médias nous parlent souvent du salaire moyen des français ou du prix moyen du m3 d’eau pour ne citer que ces exemples.

Il existe cependant des outils bien plus intéressants que la moyenne comme par exemple la médiane (qui coupe l’ensemble des valeurs en deux parties égales et nous donne donc la valeur « du milieu »).

Pour faire simple, si je vous dis : « le salaire mensuel moyen des français est de 2225€ », cela ne veut rien dire et ne peut en aucun cas vous aider à vous situer par rapport à l’ensemble des français. Car quelques millionnaires ont tiré la moyenne vers le haut.

Par contre si je vous dis : « le salaire mensuel médian des français est de 1713€ », cela est déjà beaucoup plus intéressant (remarquez au passage qu’il est 500€ plus faible). Car je peux en tirer des conclusions : si je gagne moins, cela veut dire que je gagne moins que la moitié de français (et inversement si je gagne plus)1.

Pour conclure : méfiez-vous toujours des moyennes.

Nous pouvons lire ou entendre à Biscarrosse ce type d’affirmations :

- Nous payons l’eau à peine plus chère que la moyenne

- Nous ne sommes pas plus endettés que la moyenne

- Les taux d’intérêts de nos emprunts correspondent à peu prêt à la moyenne française

Cependant, bien que ces affirmations soient vraies, elles cachent des situations bien plus complexes et peu reluisantes. Les affirmations suivantes sont tout aussi vraies mais sont plus précises et montrent la réalité sous un autre angle :

- Nous faisons partie des 20% des communes qui payent le plus cher pour l’eau

- Nous faisons partie des 15% des communes les plus endettées (par habitant)2

- Certains prêts contractés par la commune ont des intérêts 5 fois supérieurs à d’autres (systématiquement par la même banque et pourtant contractés à des époques différentes)

Vous voyez donc que se comparer à la moyenne est trompeur et dangereux.
De plus, cette tendance à vouloir toujours se contenter de la moyenne porte un nom : la médiocrité3.

1) Pensez au passage à bien regarder les détails de l’information (Est-ce du  BRUT ou du NET ?
Est-ce pour un temps plein ?....)
 
2) D’après le JDN :

- dette de Biscarrosse :1005€/hab. (dette bisca) 
- moyenne nationale : 959€ 
- record : 7406€ (Levallois-Perret)    (ce genre de ville tire énormément la moyenne vers le haut)

Classement des villes les plus endettées :

Biscarrosse : 5843ème sur 36606 communes    (Classement JDN 2016)
Info complémentaire : 10% des communes ne sont pas du tout endettées

3) Médiocre : Qui se situe dans la moyenne, peu important.  (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

 


Lire la suite...

22/10/2017
L'urgence ensablée
- Mot clefs : Landes côte biscarrosse traît érosion dune   

 L’urgence ensablée …
Biscarrosse plage

« Elle est où la plage ? » me demande un touriste en espadrille-chaussette 75 % polyester.
Tiens oui, je n’avais pas remarqué, on est en été, et cette année on ne voit plus le moindre petit bout de plage à marée haute.
Sacré réchauffement climatique, l’océan monte sacrément vite !

« A marée basse vous la verrez mais ce sera un peu humide, allez plutôt au parking Sud ou au Nord »…
« J’en viens, y’a plus la place, et puis en fait y’a plus de plage du coup… comme des sardines qu’on est serrés comme on dit dans ch’nord »…
« Ha, heu... »
« z’allez bétonner vous aussi ? »

« heu je crois que la mairie en parle mais heu... »

« Ha bah ca va être beau tiens, autant aller à la piscine quoi ...et ça fera des bornes à faire en moins l’année prochaine »…Dit-il en partant, marmonnant…
Et moi perplexe, je regarde une vague mourir sur le flan de la dune et je me dis, oui effectivement, elle est passée où ma côte d’argent ? ….


Un constat :
Tout le littoral de Soulac à Capbreton subit un recul du trait de côte massif et violent : Recul mesuré de 2.5 m/an en Gironde, 1.7 m/an dans les Landes et 25cm/an dans les Pyrénées Atlantiques (On parle ici de la falaise !) .

En France c’est 1.4 million d’habitants qui vivent à moyen terme sous la menace d’une submersion marine ! Incroyable !
Tout cela à cause du réchauffement climatique et de la montée des océans ?
Il monterai de 2 mm par an d’après les dernières mesures …
C’est inéluctable ? Il n’y a rien à faire ?



Biscarrosse Plage est condamnée ? Mimizan ? Toute la côte ?????
D’ici combien de temps? Et qui à fait ce constat ?

Des organismes qui constatent :

Ces chiffres proviennent de deux organismes (Cf liens en fin d’article) :
- L’observatoire de la côte Aquitaine qui est un « outil d’étude » porté par l’ONF et le BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières).
- Le GIP Littoral Aquitain (Groupement d’intérêt Public) un partenariat public-public ou public-privé (c’est pas clair) qui a une « Mission d’intérêt général à but non lucratif » …
 
Et donc ils constatent... Et ils constatent que concernant les plages, les prévisions font état d’un recul de l’ordre de 20m à horizon 2025 et 50m à horizon 2050 (à minima).
Recul auquel il faut ajouter des événements majeurs potentiels (grosses tempêtes) qui conduiraient à un recul supplémentaire de 20m, mais sans tenir compte des « submersions marines » .

 

Ce qui entraîne d’autres questions :

Apparaissent aussi d’autres soucis car la dune s’écrase.
Normalement elle recule en hiver, et revient à la normale en été, mais ce n’est plus le cas, elle ne fait que reculer et le sable des plages disparaît.
- Le ré-engraissement des plages est en panne ?
Effectivement, le phénomène sensé être cyclique, semble ne plus avoir lieu, d’un côté on a bien une montée de l’océan mais les plages ont été rabotées de plusieurs mètres suite aux tempêtes sans que le sable ne revienne, où est-il ce sable , parti ailleurs ? Le pays basque n’est pas enseveli sous notre sable, il n’y a pas d’île sableuse qui soit apparue brutalement au large …

- Mais si la dune recule et s’aplatit, qu’est ce que cela donne pour les forêts ?
Forcément une moindre protection des arbres face aux tempêtes directement derrière la dune, ce qui entraînerait une instabilité de la zone de la dune grise (zone entre la dune et la forêt) et ce faisant, plus de place pour que la dune recule plus facilement.



- Mais pourquoi le littoral recule ? Les dunes sont artificielles, on ne les fixent plus ?
Alors oui et non, les méthodes ont changées il y a 30 ans, une partie de la dune est considérée comme mobile , et donc le trait de côte bouge si la dune recule.
Celle ci est rengraissée parfois par la plage ou rengraisse la plage, ce qui fait que si la plage est emportée par les tempêtes, la dune est à son tour rabotée et emportée .
Et oui, on ne fixe plus toute la dune, la dune blanche ne reçoit plus systématiquement oyats, branchage et pare vent : Si la végétation disparaît sur une zone très localisée, se forment des plaques de déflation, des siffle-vents et des pourrières et donc les agents de l’ONF surveillent l’apparition de ces formes typiques de dégradation et étale des branchages sur le sol, disposent des filets brise-vent et plantent des oyats quand cela se produit…

 Est-ce que l’on suit toujours les préceptes de Brémontier ?

Et alors, si c’est la faute au réchauffement climatique… :

Autrefois on parlait de souci de fixation de la dune, aujourd’hui on parle de recul du trait de côte et on laisse à penser dans les milieux autorisés que ce serait du au réchauffement climatique. L’océan s’élève de 2 mm par an, et ce serait donc la cause des 2 mètres de recul ?
Hum, mais et le rengraissement de la plage ?
Lors des tempêtes de 2014 , la plage est descendue de 6 mètres , et la dune a été salement amochée…

Depuis la plage en est au même point, toujours aussi basse, elle ne peut donc pas rengraisser la dune … Et cela semble s’aggraver, mais où va donc le sable ? Où est il ?

C’est le moment complotiste !(ou pas, à vous d’en juger en lisant les sources)
Et si le réchauffement climatique n’étant pas seul en cause !
C’est le sable de plage qui fait la dune, et le sable vient de nos montagnes et falaises, enfin venait , car oui c’est la troisième ressource la plus consommée par l’humanité après l’eau et l’air, pour faire du béton, du verre, et des centaines d’applications, et nous en consommons …
15 Milliards de tonnes par an !
Oui vous avez bien lu ….

« Oui mais le sable marin on ne s’en sert pas pour le béton ! »

Archi faux, une fois lavé et débarrassé de son sel il peut servir pour la fabrication du béton, et cela fait un excellent béton ! Bon, certains ne le lavent même pas, tant pis pour les fissures dans les murs (demandez aux marocains où sont parties leurs plages et regardez de près leurs immeubles, arte a fait un excellent reportage sur le sable à ce propos)…

« Oui mais c’est pas chez nous, c’est au Qatar, au Maroc et ailleurs »

Actuellement, les bretons se battent contre le groupe Roullier qui poursuit une extraction illégale en bais de Lanion.
Encore au large de la Bretagne, des lobbys font pression pour déclasser une immense zone sableuse natura 2000 pour l’extraire .
Dans l’embouchure de l’estuaire de la gironde, l’îlot du Matelet (près de 10 millions de tonnes de sable) est le centre d’une bataille juridique…
A l’entrée du bassin d’Arcachon, le sable extrait, et bien… Où va t’il ?
A la pointe du cap ferret, un milliardaire capte tout le sable qui arrive sur la plage près de sa propriété pour créer sa dune de protection (bon même si il y va à coup de tractopelle ce n’est pas lui le principal responsable du souci, c’est même peut être grâce à lui que la pointe du cap ferret n’est pas plus courte).
Sans compter tout le sable extrait au pied des barrages et qui ne verra jamais l’océan…

 
Le granulat c’est un business !

Énorme, et qui aujourd’hui prend la forme de bateau de la taille d’un pétrolier muni de dragues aspirantes qui ratissent le fond, et aspire des millions de tonnes de sable d’un coup, et tant pis si toute vie est anéantie sur leur passage (puisque la chaîne alimentaire débute avec les organismes vivants sur le fond marin) .

Bref, le réchauffement climatique, que l’on ne peut plus nier, et qui a forcément un impact, ne servirait il pas de couverture bien pratique pour masquer un petit trafic pas très sympa ?

Oui on peut parler de trafic, car nombre d’opérations sont à la limite de la légalité et en tout cas peu éthique…

Pourquoi aller pomper le sable ? il y a pourtant beaucoup de gravât à recycler…
Oui, bah il est gratuit ce sable pour ainsi dire, en tout cas moins cher que le recyclage…
Hummmm, le recyclage, le cycle des vagues, le sable qui repart et qui revient …
N’y aurait il pas une piste à creuser ? Une solution ?

Ou des solutions ?
Face à ce phénomène il y a plusieurs propositions qui ont étés émises de toute part :

- Faire reculer les villes :
Les villes côtières devraient être reculées de plus de 100 mètres pour amortir les soucis et éviter les submersions à venir …
On ne peut pas dire que c’est une solution à moindre coût, mais elle semble quand même raisonnable , car elle évite tous les risques écologiques, humains et structurels , mais les villes côtières en ont elles les moyens ?

Non , et encore moins après le passage de la loi «NOTRe» qui réduira encore plus leurs marges de manœuvres. Il faut une volonté nationale pour lancer et financer des chantiers pareils . Localement, tout ce qui peut être fait c’est de modifier le PLU et d’interdire toute forme de construction dans la bande des 100 mètres, puis progressivement de passer les battisses comme à risque, ou d’essayer de les racheter années après années pour les démolir … Ou exproprier.

Bref une solution qui fera des malheureux… Forcément… Et qui sera coûteuse .

- Bétonner :

Une fois qu’il n’y a plus de sable sur la plage, utilisons du sable d’ailleurs pour bétonner la dune et le littoral devant les villes côtières… Hum, l’idée picote un peu …
Cela aussi ne sera pas une solution gratuite, et peut-on bétonner 350 km de littoral pour fixer celui-ci ?

On ne pourra pas empêcher l’océan de pénétrer dans les terres à moins d’une digue immense…
Ha il y en a déjà une, la dune et sa plage… heu … Mais elle disparaît !

Et même si l’on emploie tout le sable de la plage, est ce une solution à long terme ?



C’est beau le béton …. (la « plage » à Monaco )

 

Et il y a aussi des solutions moins évoquées :

- Limiter la force des vagues avec des usines marémotrices !
En créant un immense barrage en dent de scie le long du littoral, un barrage à fleur d’eau, donc non visible depuis la plage.

Ce barrage permettrait à la fois, en captant l’énergie de marée, de produire de l’électricité , de limiter l’impact de celles ci et de capter aussi le sable en retour de marée pour le conserver.
Il peut être conçu avec autre chose que du béton (les japonnais ont créés une île avec un aéroport dessus avec leurs déchets ! Alors ...)
Autres avantages : Possibilité de créer des ports, des viviers pour les poissons, des spots de surf artificiels, de limiter les baïnes, de créer de l’activité nautique, touristique, des emplois !
Énormes questions : Combien cela va coûter, est ce que l’impact au niveau écologique sera positif ?
C’est un projet de la taille de la grande muraille de chine ! Mais d’autre pays ont déjà affronté l’océan et ont réalisé des ouvrages aussi importants… (dont la Corée avec la plus grande usine marémotrice au monde) …
Ce n’est donc pas forcément impossible , mais est-ce souhaitable ?
Il y a un grand nombre de solutions à l’étude … Laquelle choisir ?



(système Houlomoteur DCNS)

- Limiter le phénomène :
Si la consommation excessive de sable par l’industrie accélère le phénomène, légiférer sur la question au niveau local et national peut donc impacter :
- Obliger à recycler le béton et le verre pour les prochains ouvrages. Toute démolition ne doit pas finir en montagne de gravât mais en source de matière première pour les constructions suivantes, ce qui limiterait l’apport en sable frais.
- Les maires du littoral doivent interdirent toute exploitation de sable si possible, en attendant une loi nationale.
- Dans les zones où les dunes ont étés figées, les maires doivent étudier la possibilité de rendre sa mobilité à la dune pour qu’elle ne soit pas emportée par les tempêtes prochaines, ou trouver une solution de protection respectueuse du littoral (le béton c’est moche ! Il va falloir trouver mieux...)
- Les barrages qui font office de source première de granulat ne doivent prélever que ce qui ne peut pas être recyclé et laisser passer le reste pour que les plages se rengraissent, ce qui prendra des centaines d’années !

La limitation du phénomène est possible, mais est délicate du point de vue légale, il manque des lois à ce sujet.
La limitation, ne veut pas dire « fin du problème », cela veut juste dire que l’on peut réduire un peu les conséquences, donc les autres solutions proposées doivent être étudiées conjointement, et surtout il faut en trouver d’autres, car même si on arrive à limiter l’appétit en sable des lobbys, on aura du mal à limiter celui de l’océan.
Quoi qu’il en soit, il est temps d’arrêter de regarder le littoral disparaître en faisant des constats et des mesures, il est temps de passer aux solutions !

Messieurs les politiques, au boulot SVP !

Myke

PS : J’aimerai beaucoup remercier Alban, Magalie et Annie qui m’ont aidé sur la collecte d’info, et j’invite les spécialistes de la dune à s’exprimer sur la question, car il y a des gens bien plus informés que nous sur ce sujet que l’on entend très peu .
Nous avons peut-être fait fausse route dans notre réflexion, qui sait, en attendant c’est toute la côte et le pays derrière la dune qui risque de devenir inhabitable avant la fin de ce siècle, et il est temps de causer publiquement de cette question non ?

 

Quelques sources  : 

Un résumé comique de la problématique du sable en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Tnfk44DzBEs

L’observatoire de la côte landaise : http://www.observatoire-cote-aquitaine.fr

Mieux connaître les caractéristiques de la cote landaise : http://www.observatoire-cote-aquitaine. ... ableuse-29

L’enquête publique relative à la demande d'extraction dans l'estuaire : http://www.sepanso.org/gironde/IMG/pdf/-8.pdf

Avis du Parc Naturel Marin à propos de l'extraction : www.aires-marines.fr/L-Agence/Organisat ... s-naturels...

Quelques affaires liées à l’extraction de sable et à la pression des lobbys  :
http://www.media-web.fr/baie-de-lannion ... -2325.html

http://amisduparcroyansaintgeorgesdedid ... regironde/

http://www.estuairepourtous.org/2015/07 ... -matelier/

http://www.estuairepourtous.org/2016/09 ... mment-2376

http://www.estuairepourtous.org/2016/05 ... mentaires/

 


Lire la suite...

20/10/2017
La terre
- Mot clefs : Terre permaculture jardinage écologie nature eau plante compost engrais vert 

Et si on se mettait à aimer notre terre …

 

La terre … ce mot à lui seul nous renvoie vers l'image d'un combat contre la nature et contre les éléments. Nous avons tous en tête cette image noire de l'effort, de l'homme qui arrose la terre de sa sueur, qui la retourne à s'en briser les reins … et si tout cela était inutile, voir néfaste à la terre ? Une bonne nouvelle, non ?

Pour comprendre à quel point le terre n'a pas besoin de notre intervention pour vivre, écoutons ceux qui se sont penchés sur elle pour mieux la connaître, qui ont carotté sans relâche dans tous les pays du monde et ont accumulé un savoir. Ils nous racontent que le sol est un écosystème vivant avec des champignons microscopiques, des bactéries, des insectes, des vers … etc. Un ensemble d'êtres vivants dont nous ne voyons souvent que les fameux vers de terre alors qu'il est infiniment plus riche. J'en vois certains qui font la grimace (beurk, des bébêtes !). Et bien oui, le vivant est grouillant et  plein de vie alors que l’aseptique est mort … voilà un concept un peu difficile à accepter dans une société de propreté, de désinfection, de sécurité en somme. Si manipuler une terre grouillante  n'est pas dans vos habitudes, si vous ne voulez pas salir vos mains, la solution, c'est les gants. Et pour jardiner, mettez vos habits les plus décrépis, les plantes se moquent complètement de votre tenue vestimentaire.

Nous voilà donc penchés sur cette terre, grouillante de vie. Vous venez de la désherber et vous plantez. La première année, vous êtes tout content, ça pousse vraiment bien. L'année d'après, c'est déjà moins bien et les années d'après, c'est catastrophique. Que s'est il passé ? Vous avez bien lu les livres de jardinage, vous avez mis de l'engrais azoté pour que ça pousse plus vite. Voilà l'erreur … mais ce n'est pas de votre faute, on s'est tous fait avoir. L'engrais peut avoir son utilité mais nous verrons ça plus tard … Voilà ce qui s'est produit : l'engrais a tout simplement tué les petites bêtes qui vivent dans le sol, ces travailleuses acharnées y sont en effet hyper sensibles. La seule chose qui leur convient, c'est que vous leur donniez du travail et à manger sous forme de matière organique à dégrader. Ce sont elles qui minéralisent cette matière brut et produisent les minéraux que la plante va absorber par ses racines. Vous pensez que faire le travail à leur place fera gagner du temps, qu'après tout ce petit monde grouillant n'est pas aussi efficace que les grands ingénieurs qui ont formulé les engrais fraisiers, tomates, plantes méditerranéennes … etc. que vous achetez bien cher. ? Et bien non, parce qu'il vous faudra alors faire le travail de tout un écosystème très organisé afin de permettre à votre la terre de garder sa belle structure. Il vous faudra aérer la terre comme un lombric, apporter du terreau avec la bonne granulométrie pour remplacer ce petit monde qui agglomère et structure. Il vous faudra également supplémenter avec des mycorhizes pour remplacer ceux qui auront été tué par votre bêchage : les champignons ont besoin d'oxygène pour vivre, si vous les mettez en profondeur, ils meurent. Et voilà comment nous traitons  nos sols depuis des siècles, en remplaçant le travail de tout ce bel écosystème par notre propre intervention … et ça sera toujours insuffisant, nous serons toujours plus mauvais que toutes ces petits organismes. Franchement, à quoi bon quand il suffit de s'organiser, de déposer de la matière organique et d'attendre que ce petit monde fasse le travail ?

Vous voulez essayer ? Voilà comment vous organiser en pratique. La première chose, c'est de faire l'inventaire de la matière organique que vous pourrez récupérer dans votre jardin, votre cuisine et votre garage pour ensuite réfléchir au moment où vous pourrez déposer tout ça dans votre jardin. Toujours penser recyclage, par souci d'économie mais également parce que ce qui vient de votre jardin n'apportera pas de maladies. Pour cet inventaire comme pour le reste de votre organisation, sachez qu'aucun jardin ne ressemble à un autre, il a ses propres contraintes et ses propres atouts. Pour certains d'entre nous, il sera possible de déposer directement en place et pour d'autres il faudra différer en passant par l'étape composteur. Je suis plutôt adepte de déposer au maximum sur place mais j'ai également un composteur, les deux ont leur intérêt et se complètent. Sous une haie, dans les endroits peu visibles, rien n'empêche de déposer des feuilles mortes ou de l'herbe coupée. Tout ça se dégrade tranquillement et fait un paillage très efficace contre les mauvaises herbes. On maintient aussi l'humidité et on invite nos amis du sol : c'est tout bon pour nos plantes. Je comprends cependant que tout le monde ne soit pas adepte de ce genre de paillage surtout dans des massifs bien visibles près de la maison : ce n'est pas toujours très décoratif. D'où l'intérêt du composteur qui fournit un substrat ressemblant à un terreau, plus joli, plus classique. Le compost sera déposé deux fois par an dans vos massifs (ce qui correspond au rendement d'un bon composteur bien alimenté) et apportera ce qu'il faut à nos plantes. Cela nécessite cependant de savoir juger l'état de dégradation du compost. Un indice pour repérer la partie la plus riche, celle que vous pouvez étendre : elle se caractérise par la présence de vers de terre et doit être humide mais pas trop collante ni stratifiée à l'excès. Vous ne trouvez pas que ça soit si facile mais je compte sur vous pour apprendre à observer votre sol. Un conseil : enlever vos gants et mettez les mains dans la terre, il n'y a rien de mieux pour apprendre à juger de son état. Un compost collant est désagréable à manipuler et quand il est stratifié (souvent en cas d'excès de feuilles) il fait une sorte de mille-feuille qu'on est obliger de morceler à la main.

Un autre atout pour la bonne santé de la terre : l'eau. La terre et ses habitants ont besoin d'eau, ni trop ni pas assez. Pas assez d'eau et la vie ne peut pas se développer. C'est le cas des endroits qui se trouvent sous des avant-toits et ne reçoivent pas du tout de pluie. Trop d'eau et la terre perd sa porosité ce qui entraîne un manque d'oxygène. C'est en particulier le problème des terres argileuses quand celles ci ont été trop travaillées et que l'écosystème a été détruit : elles deviennent alors très compactes. Le manque d'oxygène empêche la vie de se développer mais aussi compromet la respiration des racines (et oui, ça respire une racine !). L'eau est une richesse qu'il faut préserver et qui coûte cher. Pour évite d'utiliser l'eau courante, le mieux est d'installer un puits avec une pompe. Pour consommer le moins possible d'eau, il faut la mettre là où il y en a besoin, c'est à dire au pied des plantes. Du même coup, ça évite aussi que des mauvaises herbes profitent de vos arrosages pour proliférer. Le système le plus économique et le plus compatible avec la permaculture est le goutte à goutte : un tube en plastique dans lequel on perce des trous pour installer un petit système qui dépose des gouttes. La seule chose un peu technique, c'est de choisir le bon débit de goutte à goutte et ça, c'est surtout fonction de votre surface à arroser : si le débit de l'ensemble de l'arrosage de votre jardin n'est pas assez important, votre pompe va passer son temps à s'arrêter et redémarrer ... et la pompe n'aime pas ça du tout.

Quand on a fait l'inventaire et vu ce qu'il était possible de faire ou pas dans notre jardin, il reste une étape importante : savoir quel type de sol nous avons. Il y a en effet quelques subtilités pour ceux qui voudront apporter de la matière organique déjà un peu dégradée (compost, fumier en sac par exemple). On ne traite en effet pas une terre argileuse très compacte et une terre sableuse très friable de la même manière. Les pratiques qui diffèrent sont la fréquence de cet apport en matière organique et en eau. Les terres argileuses retiennent l'eau et les sels minéraux alors que tout cela est de passage dans les terres sableuses. L'apport en matière organique déjà dégradée tend à améliorer la structure de tous les sols mais autant on peut déposer un gros paquet de fumier de ferme sur un sol argileux et c'est bon pour toute l'année, autant il est conseillé de faire un apport en plusieurs fois avec un fumier dégradé sur un sol sableux. Concernant le fumier de ferme, je vous le conseille loin de la maison : comme le purin d'ortie, c'est une infection ! Le compost, lui, sent le terreau et si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a eu des erreurs dans la manière de gérer votre composteur.

La nature du sol n'a, par contre, pas d'importance si vous déposez de la matière organique fraîche directement en place, ça se débrouille tout seul. Les sels minéraux apparaissent petit à petit et sont captés par les racines au fur et à mesure. Le seul bémol, c'est que la plante a besoin de sels minéraux dès la reprise de la période de végétation et qu'en hiver l'activité de l'écosystème sol est ralentit par le froid.

Voici donc mes conseils pratiques pour optimiser l'apport de tout ce dont la plante a besoin sur une année. Pour un arbuste déjà en place, faites un apport en matière organique dégradée (compost, fumier en sac) au tout début du printemps en sol sableux ou en automne pour un sol plus lourd de type argileux. Une précaution puisque vous aurez à renouveler ce travail tous les ans : ne déposez pas de matière organique riche contre le tronc, les racines qui captent le plus les sels minéraux sont les plus jeunes et elles se trouvent à l'aplomb du feuillage en général. Installez ensuite un système de goutte à goutte qui permet d'apporter juste ce qu'il faut d'eau au pied de la plante et déposez un carton qui recouvre tout cela avec un trou pour le pied. Déposez ensuite des mauvaises herbes arrachées, des feuilles, de l'herbe coupée et si vous avez des branches broyées. De cette manière, vous alliez l'apport en minéraux, en eau et grâce au paillage, vous réduisez la corvée de désherbage. Et voilà ce qui peut vous permettre d'avoir un beau jardin sans efforts inutiles.

Une dernière chose : je vous ai promis de vous parler des engrais … si vous tenez à apporter un petit plus à une plante un peu malingre, ils peuvent être utiles. Pas n'importe quel engrais cependant, un à diffusion lente sinon vous allez brûler les racines. Vous prenez un piquet, vous l'enfoncez au pied de la plante (à l'aplomb du feuillage, là aussi) pour faire un trou de 20-30 cm de profondeur et de 3-4 cm de largeur et vous déversez une poignée d'engrais au fond du trou. Si la plante a besoin de davantage d'engrais parce qu'elle est plus grosse, renouvelez l'opération une ou deux fois à des endroits différents. On ne met jamais un gros paquet d'engrais dans un seul trou car, même à diffusion lente, un excès d'engrais va finir par brûler les racines.

Avec ce début de bagage en jardinage, vous avez déjà de quoi vous amusez dans votre jardin. Vous apprendrez bien davantage en pratiquant et peut être viendrez-vous discuter avec moi de certains points plus particuliers. Ces pratiques sont celles que j'expérimente chez moi et chez certains de mes clients mais il y a de nombreuses sources d'inspiration en permaculture, c'est une manière de cultiver qui se développe beaucoup depuis quelques années.  Dans le monde du jardinage, vous rencontrerez des passionnés prêts à partager leur connaissances, leurs interrogations, leurs graines, leurs boutures. Renseignez-vous près de chez vous, il y a sûrement des associations, des fêtes des fleurs ou des trocs de plantes. Dans le nord des Landes, il y a par exemple l'association Agapanthe à Mimizan qui propose des formations pour apprendre certains gestes techniques comme la taille d'arbres fruitiers et organise des fêtes et trocs de plantes au printemps. Vous verrez, on se débrouille très bien sans jardinerie et on est beaucoup mieux renseigné.

Et maintenant, il ne vous reste plus qu'à vous lancer dans l'aventure.

 

Magali

 

 


Lire la suite...

Biscarrosse, juin 2028

Il est 17h45, je décide de rentrer tôt ce soir pour pouvoir profiter un peu de la plage en famille. Il fait encore 24°C dehors quand je sors de la pépinière d’entreprises. Je me dirige vers le pôle culturel. Je rentre dans ce bâtiment de taille moyenne recouvert en façade d’un mur végétalisé. La médiathèque située près du hall d’entrée est fermée mais la porte du FabLab au fond est encore ouverte. J’y passe en fait pour récupérer ma fille. Je la vois au fond de l’atelier de « Hacker » avec Jean-Pierre, un vieux monsieur, qui lui explique le fonctionnement d’une imprimante 3D. Jean-Pierre y traine tous les jours, pour occuper sa retraite, depuis que ce « labo » a été créé il y a 10 ans.

En me dirigeant vers elle, je suis stoppé dans mon élan par un engin télécommandé très étrange, piloté par deux jeunes garçons qui doivent certainement préparer un concours de robotique. Ils s’excusent d’un geste de la main et j’en profite pour les saluer de la tête. J’arrive enfin à côté de ma fille, sers la main de Jean-Pierre et regarde l’imprimante faire son lent travail d’ajout de matière.

Je vois l’excitation dans les yeux de ma fille quand elle m’explique que cette fois sa création risque bien de marcher. Je lui propose mon plan de glaces au chocolat et de promenade à la plage et elle ne se fait pas prier pour rentrer avec moi. Elle m’explique que l’imprimante peut fonctionner toute seule cette nuit et qu’elle pourra la surveiller de la maison grâce à la Webcam du FabLab qui est visible sur le Web.

Elle n’a que 12 ans et m’épate par son autonomie. Cet environnement hyper stimulant l’a métamorphosée, elle est curieuse de tout. Elle maîtrise les technologies et est super sportive : elle est équilibrée. Dans ces moments-là, je ne regrette vraiment pas d’être venu vivre ici il y a 4 ans. Nous avions été attirés par un reportage télé au 20H : Biscarrosse y était à l’honneur car la ville avait reçu, la même année, deux récompenses très prestigieuses pour une commune de cette taille : Le titre de « Ville en transition » et le prix « SmartCity ». Ma femme, avait tout de suite réagit : « C’est ce qu’il nous faut. Le côté écolo pour moi, le côté Geek pour toi et l’océan pour les filles ! ».

Quatre mois plus tard nous avions quitté la région alsacienne pour nous installer en plein centre de « Bisca », dans un superbe appartement grand et lumineux. L’immeuble avait été construit cinq ans plus tôt lors de la « dynamisation du centre-ville ». Les appartements, avec de beaux volumes et des terrasses, avaient été conçues pour attirer des familles. C’étaient ce genre d’initiatives qui avaient enrayées la mort du centre-ville et la fuite des familles vers la périphérie de la ville. Cela avait aussi solutionné au passage les phénomènes d’étalement urbain et leurs conséquences.

Et aujourd’hui, on peut dire que nous sommes de vrais Biscarrossais, totalement intégrés. Ma femme avait trouvé un travail deux mois après notre arrivée et moi j’ai continué pendant trois ans mon activité de télé-travail à la maison. Il y a un an, je me suis lancé dans la création de ma propre entreprise. Il faut dire que cette pépinière m’y a fortement incité. Avoir cette structure à deux pas de la maison, c’était une aubaine.

Finalement, côté travail, ce fût facile de faire son trou. La ville, en plein essor, attire énormément de monde. Son image «écolo» et son cadre formidable en font un véritable aimant pour les entrepreneurs et les personnes pouvant travailler à distance. Il faut reconnaître que l’équipe municipale de l’époque (il y a une dizaine d’années) a eu le nez creux : ils ont osé voir les choses autrement. Alors que toutes les communes autour suivaient la même stratégie : attirer les retraités, l’équipe Biscarrossaise a misé sur les actifs, et nous en sommes là. Une ville où une forte mixité sociale et une forte mixité générationnelle créent ce dynamisme que l’on ne voit pas ailleurs. Ils sont même en train de construire un bâtiment pour un futur IUT : l’université de Bordeaux a accepté d’installer une antenne pour son pôle « Intelligence Artificielle ».

Mes rêveries s’arrêtent à la porte de notre immeuble. Ma femme et mon autre fille nous y attendent pour partir à la plage. Mon aînée demande si nous prenons le bus. La plus jeune lui réponds « tu ne veux quand même pas y aller à pied ? ». Je regarde rapidement l’appli « BiscaBus » sur mon portable et réponds que nous n’aurons pas besoin de sortir la voiture aujourd’hui car le Bus passe dans cinq minutes à l’arrêt situé à 50 mètres.

Le bus arrive à l’heure comme toujours. Je n’y fais plus attention, mais c’est vrai que c’est une chance : le soleil, du boulot, le surf et pas d’embouteillage….que demander de plus ?

Assis au fond du bus, j’observe les toits végétalisés d’un lot d’immeubles construits il y a deux ans. Ils ont carrément mis des serres sur certains immeubles pour que les locataires puissent jardiner… on dirait une version 2.0 du jardin ouvrier. Pendant que je rêvasse, ma plus jeune fille nous raconte sa journée : elle est allez avec l’école visiter la mairie. Le Maire les a reçu et leur a fait visiter le bâtiment. L’institutrice les prépare à leur élection de « mini-conseillers ». Elle met cinq bonnes minutes à nous expliquer qu’elle ne sait pas encore si elle va ou non se présenter… Je souris en m’endormant, le bus sort du bourg.

Un nid de poule sur la route me sors de mon sommeil, mais c’est bizarre, je ne suis plus à l’intérieur du bus.

Biscarrosse, juin 2017

Je sors péniblement de mon sommeil et effectivement je ne suis pas à l’intérieur du bus. Je suis devant mon ordinateur et nous sommes en 2017. Je me suis endormi devant le site de l’INSEE en train de chercher des données pour écrire ce P….N d’article.

Et oui, la population n’est pas mixte socialement ni générationnellement à Bisca.

Et oui, cette situation s’amplifie*.

Non, il n’y a pas de pépinière d’entreprise, ni de FabLab, et encore moins de pôle culturel.

Non, la ville n’est pas prête d’être élue SmartCity ou Ville en transition.

Pas de toit végétalisé, peu de bus, ….

Bref, je suis dégoutté de m’être réveillé d’un si bon rêve. Pour me consoler, je vais sur Facebook m’inscrire au « Championnat de lancer de tongs » qui aura lieu le 26 juin. Enfin une activité culturelle qui tire la ville vers le haut.

 

*Quelques chiffres pour illustrer cette petite histoire :

En 2008, la répartition de la population à Biscarrosse était déjà bien différente de la répartition nationale (par exemple, nous avions une proportion des plus de 60 ans 29% supérieure à celle nationale : 28% contre 21%) mais cette tendance s’est accentuée depuis (33% en 2013). (Chiffres INSEE)

Les FabLab ne sont pas réservés qu’aux grandes villes, il y en a par exemple un à Dax et même un à Soustons. Quant aux pépinières d’entreprises, il y en a un peu partout en France.

Le conseil municipal des enfants n’est pas un concept inventé pour cet article, il existe réellement. C’est aussi le cas pour les prix « Ville en transition » et « SmartCity ».

 

 

Antoine


Lire la suite...

17/10/2017
2% poil aux dents
- Mot clefs : dette banques intérêts gestion économie gaspillage élus 

L’idée de cet article m’est venu en réunion de quartier, quand monsieur le Maire en regardant sa présentation powerpoint projetée sur l’écran de la salle de l’Arcanson a déclaré: « Le service de la dette est négligeable car il ne représente que 2% du budget total de la ville ».

Certes, exprimé ainsi, les intérêts annuels que nous coûte la dette peuvent paraître négligeables. Mais finalement, tout peut paraître négligeable si on l’exprime en pourcentage du budget total. Prenons des exemples :

La taxe de séjour ne représente que 2,5% de notre budget

La somme consacrée à l’office de tourisme ne représente que 2% du budget total

Le budget sport et jeunesse ne représente que 1% de notre budget…..

Nous voyons bien que cela n’a pas de sens de donner ce genre de chiffre, à part peut-être pour minimiser son importance. Si nous voulons voir ce que nous coûte réellement la dette, nous pouvons déjà parler du montant réel des intérêts. Ils représentent environ 500 000€ par an, soit plus de 1300€ chaque jour.

Mais pour rendre l’analyse encore plus parlante, car les grosses sommes sont parfois dures à appréhender, nous pouvons voir ce que nous pourrions acheter ou mettre en place avec. Exemples :

 

Avec 1 jour d’intérêts de la dette, on peut :

- Acheter et installer 2 bancs publics 1

- Subventionner une association pour une année2

- Acheter un tableau interactif pour une école3

 

Avec 2 jours d’intérêts de la dette, on peut :

- Réparer le parcours de santé

- Décorer un rond-point

 

Avec 1 semaine d’intérêt de la dette, on peut :

- Acheter un véhicule pour la ville

- Équiper 2 classes en tablettes informatiques pour tous les élèves

- Installer un bloc de toilettes publiques au lac pour remplacer un « suppositoire »

- Financer un feu d’artifice

 

Avec 1 mois d’intérêts de la dette, on peut :

- acheter et installer un « city-stade » 1

- convertir toutes les cantines des écoles maternelles au 100% bio sans surcoût pour les parents2

 

Avec 1 an d’intérêts de la dette, on peut :

- Construire une maison des associations

- Construire une pépinière d’entreprise

- Construire une nouvelle médiathèque

 

Oui, 2% ça ne parait pas beaucoup mais finalement c’est énorme. Surtout quand cela dure depuis des années et que ce n’est pas prêt de changer. Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce qu’une dette saine pour vous ? Que devons-nous attendre de nos élus concernant la dette ? Quels objectifs faut-il se fixer ? Faut-il sortir de cette situation ?

 

 

A plus,  Antoine.

 

PS: Participez à ce petit exercice : que feriez-vous avec 1 jour de dette, avec 1 semaine, avec 1 mois ou avec 1 an ?

 

1) 700€ pour l’achat des deux bancs + 600 € d’installation

2) exemples : boules lyonnaise 1000€, coopérative scolaire Pierricq 885€, société des chasseurs : 1500€, fil et forme  1600€

3) 1200€ environ

4)37 000 €

5) 500 élèves, 140 jours par an pour un surcoût de 0,60€ par repas


Lire la suite...

17/10/2017
Graines de folie
- Mot clefs : jardinage permaculture graines diy entraide tuto 

Tout jardinier amateur a vu un jour apparaître une plante superbe qui s'est semée toute seule dans un coin de son jardin.

Graine de courge, plant de tomate, elle grandit et prend parfois des allures de monstre envahissant. On se demande alors pourquoi on achète si cher des plants rabougris qu'il faut presque ranimer, booster, à coup de bon terreau et d’engrais ! A croire que des plants cultivés sous serre avec tant de soin n'égalent pas ceux qui se sont installés tout seuls.

Je pourrais parler de sélection naturelle, d'installation des racines et toute sorte de choses techniques, ou encore des circuits de production industrielle de plantes vendues en jardinerie mais je préfère aborde la raison la plus évidente qui a permis ce miracle : cette plante surprise n'a pas été arrachée.

Je vais donc parler de surprise, de curiosité, de ce qui pousse certains d'entre nous à laisser pousser ces plantes sauvages dans un massif qu 'on avait pourtant agencé avec amour. Oui, pourquoi laisser cette pastèque à confiture ramper dans le massif juste devant la terrasse jusqu'à donner un fruit de la taille d'un ballon de basket ? Pourquoi avoir laisser germer ce noyau de pêche qui a finis par nous combler tous les étés de ses fruits sucrés ?

Dans un monde où d'autres passent du Rundup (glyphosate pour le principe actif) à chaque apparition de mauvaise herbe, il y a ceux qui désherbent à la main, qui reconnaissent les mauvaises herbes dès le stade plantule et les arrachent en connaissance de cause. Parfois apparaît une plante surprise, une plantule bizarre que nous ne connaissons pas. Qu'est ce donc que ce truc ? Et si je la laissais pousser pour voir ? Et c'est comme ça qu'apparaît un pétunia, puis deux qui se ressèment pour donner en quelques années un massif de fleurs aux nuances allant du blanc au violet, une touche lumineuse arrivée là comme par magie.

Notre approche du jardin est en train de changer avec l'arrivée de l'arrosage intégré, des composteurs et de récupérateurs d'eau, le changement ultime étant le développement de la permaculture. On ne porte plus d'arrosoirs, le compost est étalé dans le potager à l'automne, le paillage au pied des plantes au moment de leur installation au printemps ou en été. Le jardin devient facile et source de plaisir, plutôt que contraintes et efforts. Il faut un peu apprendre, beaucoup expérimenter, s'amuser à la folie et patienter aussi.

J'ai le souvenir de potagers tirés à quatre épingles, légumes plantés au cordeau, sol désherbé et biné, jardinier en sueur qui se lève aux aurores pour travailler la terre. Maintenant on apprend que retourner la terre dérange son organisation en strates, tue les micro-organismes aérobie en les enfouissant à l'abri de l'air. Une révolution depuis l'invention de la charrue, des instruments font leur apparition dans le commerce qui permettent de bouger la terre sans chambouler l'ordre fragile d'une terre vivante. Et ça demande moins d'effort.

Et puis il y a une démarche plus idéologique et écologique, celle du zéro déchets. Tout en désengorgeant les déchetteries, on récupère des matériaux de grande qualité pour améliorer son jardin. Les pelouses que l'on tond toutes les semaines au printemps, par exemple, ne sachant pas quoi faire des déchets de tonte alors qu'il existe des tondeuses qui font le mulching et qui laisse ainsi l'herbe coupée fin sur place. Et même sans ce matériel spécial, l'herbe coupée est un formidable paillage. De la même manière, les petites branches coupées peuvent être broyées pour faire un paillage de grande qualité … quand on voit le prix des paillages dans le commerce !

Vous me répondrez qu'il faut s'y connaître, qu'il faut du matériel et du temps.

Du matériel, oui un peu et surtout le bon. Pour aérer la terre par exemple, une binette suffit grandement mais il existe des grelinettes, aérabèches, biogrif qui peuvent améliorer l'ergonomie du travail. A vous de voir si vous préférez un mouvement de torsion ou l'utilisation d'un bras de levier. Il y a encore plus simple, ne rien remuer du tout.

Il faut aussi une bêche ou un plantoir pour installer les plantes, une tondeuse, un broyeur pour les branches (mais on peut faire sans).

Des connaissances, oui, et vous êtes en veine : je vous donne les clés qui vont vous permettre de commencer à expérimenter dans votre propre jardin.

Comment améliorer votre sol ? Un seul truc à savoir : lui redonner de la matière organique. Vous pouvez faire votre compost dans un coin de votre jardin et l'étendre à l'automne aux endroits précis qui semblent manquer de vigueur ou déposer la matière organique brute directement là où il sera utile pour qu'il composte sur place. Si la deuxième solution vous semble manquer d'esthétique, avec un peu d'imagination, le problème peut se régler.

Un exemple : vous désherbez votre potager, vous pouvez très bien laisser les mauvaises herbes les racines à l'air sur place, une plante déracinée pousse beaucoup moins bien ! Vous pouvez déposer les épluchures de légumes, des feuilles mortes pendant toute la période de repos de votre terrain en mettant à chaque fois un bon morceau de carton dessus puis de l'herbe séchée que vous aurez gardé en prévision. Vous avancez au fur et à mesure de la production de déchets de cuisine ou du ramassage des feuilles jusqu'à couvrir toute la surface. Ce n'est pas inesthétique du tout. L'intérêt de tout faire sur place, c'est d'éviter la manipulation du compost : c'est lourd et collant du compost et votre dos vous remerciera. C'est aussi une impressionnante aide à l'installation de vers de terre mais aussi de nombreux insectes et des micro organismes qui se voient moins mais qui sont essentiels à la vie de la terre.

L'arrosage est également essentiel. Suivant la nature de votre sol, il vaut mieux arroser tous les jours un peu ou en grande quantité 2 à 3 fois par semaine. Dans les Landes, en sol sableux, l'eau n'est pas retenue dans la terre. C'est le rôle habituel de l'argile (qui fait défaut chez nous), de l'humus et même de l'association complexe entre ces deux éléments. Chez nous la rétention d'eau du sol sera améliorée par la présence de matière organique mais ça, vous savez faire maintenant. L'arrosage adaptée au sol sableux, c'est le goutte à goutte. On pallie le fait que l'eau part vite vers les nappes phréatiques par un arrosage petit à petit et souvent. En pratique on fait courir des tubes percés par des systèmes de gouttes à gouttes espacés à volonté pour apporter l'eau nécessaire au pied des plantes qu'on veut arroser.

L'exposition solaire est également importante : la mi-ombre pour les salades et beaucoup de plantes feuilles et le plein soleil absolu pour les plantes importées des pays chauds : tomates, poivrons, aubergines, chayottes … Le mieux étant d'essayer parce que les plantes sont étonnantes ... et de déplacer celles qui ne se plaisent pas (= pas de floraison/fructification, peu de croissance) à l'endroit où vous les avez mises.

Beaucoup de techniques de permaculture sont des mines d'idées dans laquelle vous trouverez votre propre manière de jardiner.

Il y a aussi beaucoup de bon sens et d'expérimentation.Votre jardin est un espace de liberté, un espace où vous avez droit à l'essai, à l'erreur mais pas à l'indifférence car si vous ne tenez pas compte des signes de vos erreurs, vous serez déçus des résultats.

Mais revenons à nos plantes surprises, maintenant que vous savez l'essentiel de ce qui permet à une plantule de s'épanouir et qu'avec l'expérience, à force de désherber à la main les quelques endroits de votre jardin que vous n'aurez pas paillé, vous saurez reconnaître les mauvaises herbes. Ces graines sauvages apportées par le vent ou déposées au gré de l'épandage du compost vous surprendront. Pour accentuer les choses, lancez donc vos noyaux de pêche, prunes, abricot, vos trognons de pommes, poires, nashis et vous verrez bien ce qui sortira. Le plus souvent , les récompenses sont au rendez vous : l'émerveillement, l'entrée de la magie ordinaire dans notre jardin et la gourmandise aussi.

Amusez vous donc si vous avez un jardin !

 

Magali


Lire la suite...

17/10/2017
Infographie: l'eau à Biscarrosse
- Mot clefs : Eau Veolia tarif Saur moyenne France Biscarrosse Public Privé 

On dit qu'une image vaut mieux qu'un long discours.
Après un long travail d'étude, voici en une image la réponse au mythe "Mais oui l'eau n'est pas chère à Biscarrosse".
A vous d'en tirer vos propres conclusions et solutions (qui sont évidentes).


Lire la suite...

16/10/2017
Le premier édito
- Mot clefs : ouverture journal rédaction 

L’Imparfait Du Subversif
(LIDS)
Parce que le tout subversif c’est soooo has been …

Amis lecteurs zet lectrices bonjour !

Suite à un virage à gauche sur le Web, ou via une conversation conspirationniste de comptoir, vous voilà arrivé sur ce site.

Votre question est … Oui l’on s’en doute, oui… Mais pourquoi LIDS ?

Il ne vous aura pas échappé qu’en ce qui concerne les médias, il y a comme qui dirait une sorte de relâchement sur de petites choses comme la rigueur, l’honnêteté intellectuelle, voir comme un manque certain de « choses intéressantes qui valent le coup d’être lues ».

Habitant du pays de Born, vous écoutez FGL, la télé, les journaux nationaux, et des fois vous errez sur les réseaux sociaux comme une âme en peine cherchant un petit stimulus intellectuel.

Et voici la raison d’être de LIDS : vous l’offrir ce stimulus qui va vous donner la banane pour la journée!
Et qui plus est, d’en faire un jeu ! :

Qui écrira l’article le plus brillant, le plus lu, le plus commenté, et qui arrivera à faire se concrétiser quelque chose dans notre petit paradis juste à la force de sa plume.

Car oui, il y en a des choses à faire dans notre beau pays, à commencer par retrouver ce petit plus qui existe dans les petits villages : Des histoires en commun, que l’on s’échange avec délice autour d’un petit rosé sur la place à l’ombre du feuillage de l’orme centenaire …

Ha zut, l’orme il est tout tronçonné, le café a fermé, les petits jardins et leurs bancs ont disparus sous le bitume, la salle de réunion est devenue le club yoga remise en place des vertèbres, le flipper a disparu, la table de billard aussi, le club house des motards n’a jamais existé, le journal du collège n’a plus de papier recyclé, mon journal et ma télé me disent pour qui voter, Ciryl Hanouna a fait une OPA sur mon groupe facebook avec des chats qui jouent de l’accordéon et même la postière est devenue muette à force d’être préoccupée par l’augmentation de la CSG et les djihadistes qui poussent comme des taupes dans son jardin !

Bref… Ce n’est pas drôle tout cela, et encore moins passionnant…

Et surtout quel pessimisme !
Allons un peu en profondeur… Le pessimisme se défini comme « une pensée facile restreignant le raisonnement en ne retenant que les aspects négatifs d’une situation », facile oui car le fameux « Haaaa quoi bon, on va tous crever de toutes façons » est très pratique dès lors que l’on a pas envie de faire le moindre effort, ou que l’on craint la migraine.

Alors, jouons un peu les conspirationnistes (quel vilain mot), et si certains instillaient dans l’opinion publique des idées noires juste pour qu’ils soient un poil plus dociles ?
Oullllaaa mais quel idée mon bon monsieur, n’y a t’il point d’attentat ? De crise ? D’abstention ? De jeunesse droguée avec des tatouages et qui écoute de la musique de sauvage ?

Tout à fait, mais quel est le besoin d’insister ad nauseam sur chaque événement pendant des jours et des jours alors que ceux très positifs  ne remplirons que la cinquième colonne de la douzième page avant la rubrique nécrologique (à l’exception de la coupe du monde de football 1998...ha oui c’était important ...heu...) ?

Et surtout où sont nos petites histoires à nous, gens du pays de born ?

Alors si vous le voulez bien, essayons nous à une petite expérience :
Eteignez la télé, pliez le journal, mettez le smartphone en mode avion, installez vous confortablement dans votre jardin ou à la fenêtre avec un petit thé glacé (il faut chaud n’est ce pas) et accordez vous cinq petites minutes de rien !

Elles sont où les hordes de migrants, les djihadistes ? Pas de bruits d’explosion, quelques grillons zet cigales ou à la rigueur à côté s’est improvisé une petite fête, ou le voisin de pallier qui a mis le son trop fort, la plomberie qui gargouillent un peu, et peut être au loin un scooter qui essaye désespérément de dépenser le 60 compteur bagnole…

Par contre, votre regard verra ce soir que, décidément, il commence à y avoir trop de lumières urbaines, cela vous gâche le spectacle féerique de ce ciel d’été, ce n’est pas très utile tellement de lumière, quel gâchis. Certains quartiers s’éteignent à minuit, d’autre pas tient… Hum remarque qui paye l’éclairage publique… Hummm…

En faisant votre thé glacé, vous avez du vous y reprendre à deux fois, car une fois encore, l’eau du robinet a pris une vilaine couleur, alors vous vous êtes rabattus sur une bouteille en plastique, et il va falloir, une fois vide l’apporter au conteneur de recyclage qui n’est pas du coup à côté de chez vous… Hummm… Tant pis elle ira à la poubelle cette fois ci … Hummm ….

Et puis vous vous dîtes, quand même, décidément ces jeunes, là bas qui glandouillent sur un banc, ils n’ont rien d’autre à faire ? … Hummm …

Ho et puis ce ne sont que des petits tracas, pas grave, demain on ira se détendre à la plage, ha zut c’est vrai, il y a encore eu un accident chez Smurfit à la teste, et le warf a encore du lâcher des choses pas très propre sur la plage…

Et oui, il y a les sujets nationaux, mais il y a aussi les sujets locaux, on peut ignorer les questions nationales en se coupant des médias (ce n’est pas forcément très malin, mais à fortes doses il semble que ce soit malsain), mais là où vous vivez, autour de vous, les petits bonheurs et les petits malheurs, les choses à faire, à vivre, à voir méritent à coup sur votre attention.

Et c’est donc ainsi, avec une dose d’humour certaines, que deux compères se sont dit qu’il fallait tenter de créer de quoi vous secouer le cocotier.

L’Imparfait du Subversif vous proposera donc de l’actu locale, mais aussi un agenda sur tout ce qui se passe (et que chacun pourra remplir), mais aussi des articles de fond sur des thèmes locaus, sociaux, politiques, pratiques mais toujours et surtout optimistes.

Oui optimiste, c’est à dire que le « gnagnagna ca c’est mal » ne saurait être présent dans nos pages si une solution n’est pas proposée, car c’est facile d’être « subversif » et pessimiste, mais plus délicat d’offrir une solution, une idée, une petite lumière si le sujet est grave.

Ainsi nous accueillerons avec bonheur tout article, pourvu qu’il soit honnête (pas de fake-news, pas de contre-vérité, pas de polémique moisie SVP), et accompagné d’idée et de solutions aux soucis évoqués (et lisible tout de même, on vous demandera de corriger s’il le faut).
Même une recette de cuisine fera toujours plaisir à quelqu’un …

Quel que soit votre âge, votre situation, essayez d’écrire (vous allez voir ça fait du bien).

L’Imparfait du Subversif est gratuit, et sans pub, et la seule rémunération que nous attendons est que vous le lisiez et que vous le fassiez vivre en écrivant de nouveaux articles, et si cela peut améliorer le quotidien de tout le monde alors ce sera le pignon sur notre salade landaise .

Bonne lecture à tous

Antoine Roussel et Mickaël Bourgeoisat .
Le 20/06/17


Lire la suite...




L'agenda
Les prochains évènements...
18/12/2017
Conseil municipal de Biscarrosse

Prochaine séance du conseil municipal le 18/12/17 à 20h30 , ordre du jour non communiqué.


Lire la suite...